La consommation d’un radiateur électrique est directement liée à sa puissance (exprimée en W) qu’il faut convertir en kilowatt-heure (kWh) en projetant une période d’utilisation (nombre de jours dans l’année). On obtient alors un nombre qui peut être multiplié au prix du kWh en vigueur afin d’estimer la facture énergétique relative à l’électricité utilisée pour le chauffage. En comparant les estimations de plusieurs modèles, il est simple de choisir un radiateur électrique économique qui correspond à votre besoin.

Consommation d'un radiateur électrique

Comment calculer la consommation d’un radiateur électrique ?

Estimer la consommation électrique d’un radiateur n’est pas une opération complexe. En effet, deux informations suffisent pour obtenir un premier estimatif. Vous devez tout d’abord connaître la puissance de l’appareil, exprimée en watts (W) puis le prix du kilowatt-heure (kWh) proposé par votre fournisseur d’énergie.

Dans le cadre de notre exemple, nous prendrons le tarif de 0,17 €, proche de celui observé en mars 2022.

Un radiateur électrique d’une puissance de 2000 W (2 kW) fonctionnant cinq heures par jour pendant 30 jours (soit 1 mois) va consommer l’équivalent de (2000 x 5 x 30)/1000 = 300 kWh.

Avec un tarif fixé à 0,17 €/kWh, cela signifie un coût à l’usage par mois de 51 €. Il s’agit là d’une estimation pour un seul radiateur. Votre logement est certainement doté de plusieurs radiateurs électriques. Il convient donc d’additionner l’estimation de consommation de chacun pour obtenir une simulation de votre facture d’énergie.

Le calcul ci-dessus pour estimer la consommation d’un radiateur électrique est théorique. De nombreux paramètres peuvent l’influencer. En effet, ce calcul simple suppose une utilisation constante à pleine puissance pendant une période définie. En réalité, le coût est souvent surestimé par rapport à la consommation réelle. Il convient alors d’ajuster l’estimation en tenant compte d’éléments complémentaires.

  • Si votre logement possède plusieurs solutions de chauffage, et notamment un chauffage central, la consommation des radiateurs électriques dépendra grandement de la sollicitation de ce chauffage principal ;
  • Puisque les radiateurs électriques sont dotés de nombreuses options, et notamment de modes et autres thermostats/régulateurs, il est rare de les voir fonctionner en continu pendant plusieurs heures. Difficile donc d’obtenir précisément une plage d’utilisation quotidienne.
  • La technologie des radiateurs électriques dont vous disposez influe directement sur la consommation électrique. Car si tous les radiateurs consomment la même électricité à puissance équivalente, certains sont dotés d’une solution de diffusion par inertie qui leur permet de continuer à chauffer sans être alimentés par le courant. Le chauffage est alors « gratuit ».
  • Enfin, ne négligez pas les variations de tarifs que peuvent apporter certains fournisseurs. Il existe en effet des contrats avec des opérateurs alternatifs qui permettent d’accéder à des tarifs négociés. De même, c’est aussi la notion d’heures creuses qui peut permettre de réduire le coût mensuel en bénéficiant d’un prix au kWh réduit si vous chauffez à certaines périodes définies.

Pratique : les fabricants ont l’obligation d’indiquer la puissance d’un radiateur directement sur celui-ci, en apposant une étiquette qui l’indique clairement, avec le numéro de série et les éventuelles certifications qu’a reçu l’appareil. Si cette étiquette est absente, vous pouvez trouver la puissance de votre radiateur dans sa notice ou sur sa fiche technique. Les constructeurs proposent en général le détail de tous leurs modèles via des documents à télécharger gratuitement en ligne (au format pdf).

Faire baisser la consommation de ses radiateurs électriques

La demande électrique résidentielle française concerne pour un quart les besoins en chauffage. Pour les ménages qui ont choisi ce mode de chauffage comme solution principale ou en appoint, cela signifie que la consommation des radiateurs électriques peut peser jusqu’à un quart des dépenses énergétiques. Bien que ce poids de la consommation des radiateurs électriques soit en constant recul – du fait d’une amélioration des technologies utilisées notamment – plusieurs paramètres peuvent vous aider à faire baisser votre facture.

La stratégie à privilégier est celle d’une isolation de qualité. Si vous utilisez des radiateurs électriques ou tout autre système de chauffage, les performances sont directement liées à la qualité de l’isolation. Un logement mal isolé entraîne une consommation plus importante du chauffage pour obtenir une température de confort. Alors, en amont d’un renouvellement de vos radiateurs ou en complément de leur remplacement, intéressez-vous à votre isolation. Sachez qu’il existe une grande variété d’aides pour effectuer des opérations d’isolation par l’intérieur ou par extérieur. Intervention sur le plancher bas, isolation des combles, sous toiture : ce domaine très important de la rénovation énergétique permet d’accéder à des coups de pouce financiers non négligeables.

Outre l’isolation, c’est aussi le choix des radiateurs électriques qui influence directement la consommation et donc le montant des factures que vous allez honorer. Évitez autant que possible les convecteurs, des radiateurs électriques basiques certes très abordables mais dont les performances sont limitées. La meilleure solution consiste à choisir des radiateurs électriques à inertie (sèche ou fluide). Ils possèdent une action double en générant de la chaleur puis en l’accumulant pour une diffusion lente. D’un point de vue financier, il s’agit d’un choix malin car l’inertie permet souvent de profiter des tarifs de l’électricité aux heures creuses avec une diffusion de la chaleur qui intervient ensuite, sans besoin d’électricité. Les radiateurs à inertie sont ceux qui consomment le moins à chaleur produite équivalente.

Enfin, si vous voulez faire baisser la consommation de vos radiateurs électriques, essayez d’adopter les bons réflexes en matière de température demandée. En vous contentant d’une température de consigne de 19 °C en moyenne, vous allez éviter une surconsommation excessive. On estime qu’au-delà d’une température moyenne dans le logement de 20 °C, chaque degré supplémentaire fait augmenter le coût total de la facture de 7 %.